Ainsi, des spectacles programmés dans le cadre de cette manifestation auront lieu dans la zaouia de Moulay Idriss Al Azhar, fondateur de la ville de Fès, et dans les célèbres zaouias Tijania, Kettania, Ouazzania, Moulay Ahmed Skalli, Sidi Kacem Benrahmoune, Sidi Ali Jamal Benabderrahmane Amrani et Sidi Mohammed El Attar alors qu’une rencontre intellectuelle sur le thème "L’art du Madih et Samaa entre l’expression soufie et la création artistique" aura pour cadre la prestigieuse bibliothèque Al Karoauine, à la place Seffarine. Ce festival se distingue aussi, a-t-il indiqué, par une soirée mystique de clôture qui sera animée par le groupe Iderkaouine d’Agadir qui interprétera, pour la première fois à Fès, des chants sacrés en langue Amazigh ainsi que par un grand récital de la chorale nationale du Madih et Samaa qui déclamera les célèbres chants liturgiques "Al Borda" et "Al Hamzia". Le choix des zaouias pour la tenue des séances du Madih et Samaa a été dicté, a-t-il ajouté, par le souci du conseil municipal de Fès de réanimer, réhabiliter et sauvegarder le rôle spirituel ancestral rempli par ces lieux de culte. M. Chabat s’est engagé, à cette occasion, à oeuvrer en coopération avec l’Association Moulay Idriss de Solidarité pour rénover les zaouias et restaurer les anciennes bâtisses habitées par des personnes démunies. Lors de la séance inaugurale qui s’est déroulée en présence notamment du Wali de la région Fès-Boulemane, M. Mohammed Rharrabi, et d’autres personnalités, une chorale de Fès a interprété l’hymne du festival, alors qu’un groupe de Salé a gratifié l’audience de chants liturgiques à la gloire du prophète Sidna Mohammed. Le comité d’organisation du festival a édité, pour la circonstance, un livret qui retrace l’historique des zaouias choisies pour abriter les différentes manifestations du festival dans l’objectif de faire connaître aux nouvelles générations le rôle important que ces lieux de culte ont joué dans l’épanouissement et le rayonnement du soufisme.
MAP

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